L'ancien joueur et entraîneur du Bayern, Jürgen Klinsmann est interviewé par Sport1. Il y a parle de son nouveau job d'entraîneur des Etats Unis, mais aussi de son expérience au Bayern et des critiques de Lahm à son égard.
Sport1: Monsieur Klinsmann, qu'est-ce que cela vous faire d'être cette fois ci entraîneur des Etats Unis après 2 tentatives avortées ?
Klinsmann: Nous avons eu des discussions après le mondial 2006 et celui en 2010, mais ce n'était pas encore mon heure. Cette fois le fédération a reconnu qu'il me voulait. Et pour moi c'est évidemment un défi fascinant: ma famille est à la maison, et le centre d'entrainement est à 30 minutes de Los Angeles (nldr: Klinsmann habite Los Angeles)
Sport1: Comment s'est passé vos premières heures de votre nouveau job?
Klinsmann: Ce boulot me donne énormément de plaisir. Le défi n'est pas le même qu'avec l'Allemagne. D'un côté, je dois bâtir une nouvelle équipe pour le mondial 2014, et de l'autre je dois structurés toute la formation jusqu'aux moins de 14 ans. Nous allons développés une philosophie de jeu que tous les entraîneurs ici appliqueront.
Sport1: Est-ce qu'en tant qu'habitant des USA ce job vous tient plus à coeur ?
Klinsmann: Ce job est quelque chose de spécial et d'émotionnel. Ma femme est américaine, mes enfants sont devenus grands aux USA, j'y ai ma maison. Pour moi, c'est après l'Allemagne le défi qui me tient le plus à coeur.
Sport1: Comment voyez vous votre temps en tant qu'entraineur de l'Allemagne?
Klisnmann: Je suis énormément reconnaissant d'avoir eu la chance unique de pouvoir jouer le mondial dans mon propre pays. Si Berti Vogts n'était pas venu vers moi durant ses vacances, je pense que je n'aurais jamais pensé à ce job. Mais je pense que j'ai aussi beaucoup apporté. Ce job m'a permis de beaucoup apprendre.
Sport1: Malgré cela, on parle toujours de votre licenciement du Bayer, notamment Philipp Lahm dans son livre. Est-ce que cela vous touche ?
Klinsmann: C'est le point de vue d'un joueur. Je le comprends, en tant qu'attaquant je préférais aussi ne m'entraîner qu'à tirer. Mais du point de vue de l'entrainer, il faut avoir une vue d'ensemble. Et pour l'avoir il faut avoir un caractère. Il y a déjà eu beaucoup de commentaires là dessus, donc je n'étendrais pas sur ce sujet.
Sport1: Avez vous depuis téléphoné à Philipp Lahm ?
Klinsmann: Non. Pourquoi le ferais-je ? Je n'ai rien à lui dire.
Sport1: Il y a aussi beaucoup de critiques de Hoeness sur votre travail. Cela doit vous déranger ...
Klinsmann: Non. A la fin il y avait 2 mondes différents qui se croisaient. Il était donc bon de terminer notre collaboration. On ne le sait toujours qu'après.
Sport1: D'où venait vos désaccords?
Klinsmann: Le Bayern voulait changer complètement de voie et abandonner celle qu'ils suivaient depuis 30 ans, et qu'ils suivent à nouveau. Entre temps nous avons remarqué que ma voie n'était pas la leur et donc nous nous sommes séparés. Il y avait tout simplement 2 mondes qui n'étaient pas compatibles.
Sport1: Comment ça ?
Klinsmann: La direction pensait de manière complètement différente que moi. Les différences étaient tout simplement trop grandes.
Sport1: Avez vous encore des contacts avec Munich ?
Klinsmann: Nous avons beaucoup d'amis là bas. Munich est une ville phénoménale, où nous nous sentons bien, et où nous venons toujours avec plaisir. Mais avec le Bayern il n'y a plus de contacts.
Sport1: Comment jugez vous les décisions sur vos successeurs au Bayern?
Klinsmann: Cela ne m'intéresse pas. J'ai pour chaque entraineur beaucoup de respect, autant pour Louis Van Gaal que pour Jupp Heynckes. Le club prendre les décisions qu'ils jugent bon, et je ne les commente pas.
Sport1: Vous voyez vous encore entraineur de club après cette expérience?
Klinsmann: Oui, c'est un rôle fascinant. J'ai pris beaucoup de plaisir au Bayern. Ce rôle et celui d'entraineur national sont tous les 2 intéressants. Mais c'est 2 défis différents. Et maintenant je suis corps et âme entraineur des USA.
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