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Interview Lizarazu Partie 2

Suite de l'interview de Lizarazu par Sportbild.

SportBild: Lizarazu, en mai prochain a lieu la finale de la Ligue des Champions à l'Allianz Arena. Le Bayern veut absolument être là afin de jouer devant son public. Quelles sont les chances du club ?
Lizarazu: Ce sera dur. Je vois le Bayern juste en dessous Manchester United. Mais Barcelone et le Real Madrid sont devant. On ne peut pas dire qu'ils sont invincibles, mais ils sont très très fort.
SportBild: Est-ce que le Bayern est dépendant de Robben et de Ribery ?
Lizarazu: Non, car ces joueurs sont souvent blessés. Ce sont de grands joueurs, qui sont très bon quand ils sont en bonne condition physique. Mais: dans combien de matchs sur une saison sont-ils à 100% ? Ils sont aussi individualistes. Le Bayern doit faire attention à ne pas leur donner trop de pouvoir. Cela pourrait être un problème.
SportBild: Comment cela ?
Lizarazu: D'un côté ce sont des joueurs qui peuvent décider de l'issue d'une rencontre. Mais de l'autre ils ne pensent pas collectif. Des joueurs comme Xavi, Messi ou Iniesta peuvent faire la différence tout seul mais ils donnent au jeu sa stracture, de la vitesse et de l'espace. Des joueurs comme Ribery et Robben vont sur leur flanc avec le ballon et ne le redonne plus.
SportBild: Vous avez été vous même arrière latéral. Pour eux ça doit être dur.
Lizarazu: Et comment! Au final tu ne veux plus monter. Tu cours durant le match pour recevoir une passe mais la passe ne vient jamais. Tu essaies une ou 2 fois et ensuite plus jamais! Sur le flanc tu as besoin de faire jouer des joueurs qui veulent jouer ensemble. Quand un joueur joue tout seul, tu le regardes jouer. Comme le public. Tu t'assoies presque dans les tribunes et si il perd la balle, tu te dis okay, je reviens sur le terrain.
SportBild: En 2004 tu es quitté Munich pour l'Olympique de Marseille. 6 mois plus tard tu étais de retard. A l'époque vous aviez téléphoné à Uli Hoeness. Est-ce vrai ?
Lizarazu: Oui.
SportBild: Dans quelle langue vous parlez vous ?
Lizarazu: En Anglais.
SportBild: Et comment est l'anglais de Uli Hoeness?
Lizarazu: Oh, bon!
SportBild: Et comment s'est passé la discussion?
Lizarazu: Je lui ai dis que j'avais 3 options: arrête le football, donner un coup de pied aux fesses de l'entraineur de l'OM. Ou revenir au Bayern.
SportBild: Et qu'est-ce que Hoeness a répondu?
Lizarazu: "C'est peut être mieux que tu reviennes au Bayern" (rire). J'ai parlé ensutie avec Karl-Heinz Rummenigge et l'entraineur.
SportBild: Peu le savent en Allemagne: vous avez été champion d'Europe de Jiu Jistu Brésilien en 2009. N'avez vous pas commencé les sports de combat après votre altercation avec Lothar Matthaus en 1999?
Lizarazu: Oh non, mais Lothar a eu de la chance que je n'avais pas commencé (rires). Aujourd'hui cela aurait surement été plus mal pour lui (rires)
SportBild: Quand on regarde la scène, on voit que Matthaus vous dit quelque chose, et vous vous allez ensuite au contact vers lui. Savez vous encore ce qu'il vous a dit?
Lizarazu: Non, aucune idée, mais surement pas de quoi s'énerver. Une petite remarque, mais pas de quoi fouetter un chat. Peut être nous étions nous tous les 2 lever du mauvais pied. Lother et moi nous nous sommes toujours respecté et nous nous respectons encore aujourd'hui. Il était à l'époque le joueur le plus puissant du Bayern et peut être de toute l'Allemagne. Mais je ne peux pas me laisser faire, quand on me provoque. C'était une petite escarmouche. Après les limites étaient de nouveau claires.
SportBild: Après votre titre en Ji Jitsu, parlons de votre carrière à la télé. Comme vos ex collègues du Bayern Kahn et Scholl qui commentent des matchs en Allemagne, vous en commentez en France. Comment voyez vous l'équipe nationale Allemande?
Lizarazu: C'est un plaisir de voir l'Allemagne jouer. Les joueurs ont du plaisir à jouer, cela se voit tout de suite. Cela m'a plu de voir joueur Schweini en Afrique du Sud. Il a montré quel joueur fantastique il est.
SportBild: L'Allemagne veut enfin gagné un titre lors de l'euro l'année prochaine. Ce serait le premier depuis 1996. Comment voyez vous ses chances?
Lizarazu: Demi finale, sans aucun problème. L'Allemagne s'est énormément améliorée au niveau du jeu. Ils jouent très offensif, mais prennent beaucoup de risques. Pour gagner des titres tu dois jouer certain match de manière très dure et tactique. Tu dois pouvoir parfois gagner des matchs en te salissant
SportBild: Les 2 dernières fois c'est l'Espagne qui a détruit les espoirs de titres de l'équipe de Löw.
Lizarazu: L'Espagne est la meilleure équipe du monde, mais je pense qu'ils vont avoir des problèmes. Ce qui se passe dans les clasicos entre le Real et Barcelone, que ce soit la saison dernière et lors de la supercoupe, va laisser des traces dans l'équipe.
SportBild: En plus des fautes rugueuses, les champions d'Europe et du Monde en viennent aux mains ...
Lizarazu: Oui, c'était rugueux. Et c'est ça le problème. Pour avoir du succès, les pays du Sud de l'Europe on besoin d'un climat interne intact. C'est leur culture. Ils ont besoin d'être presque des amis. Le match internet entre les joueurs du Barça et du Réal a toujours été le gros problème de l'Espagne. Désormais celà est de retour. Non, je ne pense pas que l'Espagne aura autant de succès l'année prochaine que par le passé.
SportBild: Et l'équipe de France?
Lizarazu: L'euro vient trop tôt que pour parler de jouer le titre. Nous n'avons que 2, 3 ou 4 joueurs vraiment fort. Cela ne suffit pas. Nous sommes descendus tout en bas lors du mondial 2010. Au bout du bout du bout. Pour le moment cela ne va pas super bien, mais c'est okay. Il faut aller de l'avant.
SportBild: A nouveau à propos de votre carrière: au Pays Basque vous avez une très grande armoire. A l'intérieur vous avez gardé tous les maillots que vous avez échangé durant votre carrière professionnel. Lavés, repassés et pliés. Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?
Lizarazu: C'est le journal de ma vie, mon passé. Je ne les vois pas souvent mais ils veulent dire beaucoup pour moi. La peau de mon adversaires. Comme les scalps chez les indiens.
SportBild: Avez vous un maillot préféré ?
Lizarazu: De mon côté j'ai surtout aimé les duels avec Luis Figo. J'ai plusieurs maillots de lui. Ou Beckham. J'ai aussi des maillots de mon ami Zinedine Zidane. Dont un du grand quart de finale entre le Bayern et le Real en 2002. C'est de lui que j'ai le seul maillot d'un de mes coéquipiers: de la finale de 1998 face au Brésil.
SportBild: Vous avez le maillot avec le quel Zidane a mis 2 buts en finale de la coupe du monde et a fait gagné le titre de champion du monde à la France ? C'était peut être l'un des plus grands matchs de sa carrière ....
Lizarazu: Doucement, doucement! En France nous avions tous 2 maillots par match. Mais Zidane en avait toujours, je ne sais pas, 5, 6 ou 7. Je ne peux pas dire si j'ai le maillot avec lequel il a mis les 2 buts. Je n'arrive pas à me souvenir de comment je l'ai eu.
SportBild: Savez vous encore avec qui vous aviez échangé votre maillot ce jour là ?
Lizarazu: Après que nous ayons gagné c'était la fête dans le stade. Je suis descendu dans les sous sols de St Denis et voulait échanger de maillot, mais tout le monde avait déjà échangé le siel. Un Brésilien a pris le mien et j'ai pris à l'aveugle un des leurs. Je ne veux pas dire le nom de qui. Mais ce n'était pas une idole.
SportBild: Quel sera selon vous le prochain titre de la presse: "Lizarazu de retour dans le football en tant qu'entraineur" ou bien "Lizarazu défend son titre européen de Jiu Jitstu"?
Lizarazu: Je vais encore essayé le Ji Jitsui. C'est une très belle expérience que j'ai accumulé. Seul contre un autre. Sans des amis dans le dos, comme au football. C'est proche d'un combat pour la survie. Cela a augmenté ma confiance en moi. Parfois je pense que ce serait bien d'apporter cette expérience dans le football. Mais en tant qu'entraineur, non! Manager peut être.
SportBild: Propriétaire de club vous l'êtes déjà. Avec vos anciens collègues Zidane et Boghossian vous avez acheté des parts du FC Evian, qui a recruté l'été dernière des anciens de la Bundesliga (Ehret et Poulsen). Quand vous avez investi dans le club en 2008 il était en 3ème division. Cet été il est monté en première division. Avez vous honoré votre pari ?
Lizarazu: Naturellement, oui.
SportBild: Vous avez couru nu dans Evian?
Lizarazu: Non, cela a été mal interprété. J'avais dit dans une interview la saison dernière qu'en cas de montée d'Evian je courrais nu dans l'hôtel où s'est tenu l'interview. Les journaux se sont tout de suite emparé de l'affaire. Mon Dieu, à l'époque nous étions au 4ème ou 5ème étage et cela s'est passé heureusement proche des heures de fermeture (rires). Et je n'ai pas non plus couru tout nu: avec une corde autours des hanches j'ai tenir une feuille A4 devant, où il était écrit ETG.
SportBild: Bixente, quelles sont vos objectifs pour le futur ? Vous vouliez voyager sur le lune.
Lizarazu: Ah, non, pas encore (rires). Je ne veux jamais arrêter d'apprendre. Je me le souhaite.
SportBild: Et l'Olympia? Parfois on entend que vous aimeriez commencer une carrière dans le skeleton. Vous vouliez participer au jeu d'hiver de Vancouver 2010 aussi ...
Lizarazu: Non c'est fini. Même avec les femmes, je ne suis pas assez rapide pour cela. Cela m'aurait procuré du plaisir, mais cela aurait voulu dire que j'aurais du passer pendant de temps à m’entraîner dans la neige et la glace. Je ne le veux pas.

Source: Sportbild.de

Traduction : Roter baron

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